Le Centre Ouest Africain de Formation et d'Etudes Bancaires (COFEB) a organisé le jeudi 20 février 2020, dans la salle de Conférence du Siège, une conférence de haut niveau sur le thème « Du bon usage de la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA) et des moyens d'en sortir », animée par le Professeur Patrick GUILLAUMONT, Président de la Fondation pour les Etudes et Recherches sur le Développement International (FERDI), en présence de son épouse, le Professeur Sylviane GUILLAUMONT JEANNENEY.

Ont pris part à la conférence, le Gouverneur Tiémoko Meyliet KONE, les membres du Gouvernement, les Directeurs Généraux, les Directeurs des Services Centraux, le personnel du Siège, des représentants des institutions et écoles sous régionales basées à Dakar, les auditeurs de la 42e promotion du COFEB ainsi que les lauréats du programme de qualification professionnelle en regroupement présentiel au Siège. Au total, environ trois cents personnes ont assisté à la conférence.

Le Directeur Général du COFEB, Monsieur Ousmane SAMBA MAMADOU a assuré la modération des débats.


Cet événement intervient dans le contexte de la préparation de l’organisation en 2021 de la commémoration des 50 ans de création de la catégorie des Pays les Moins Avancés par les Nations Unies (ONU). A cette occasion, un bilan de la situation des PMA sera réalisé en vue, notamment, d'une réforme des critères d'identification des PMA.
Il convient de préciser qu'à l'exception de la Côte d'Ivoire, l'ensemble des pays membres de l'UEMOA sont classés dans la catégorie des PMA.
La substance de l'exposé du conférencier était tiré de son dernier ouvrage intitulé « Out of the trap : Supporting the Least Developed Countries », publié en octobre 2019. Après avoir rappelé l'origine et les fondements de la catégorie des PMA ainsi que leur situation économique actuelle, le conférencier a mis en exergue les points saillants ci-après :

  • une certaine inertie de la catégorie : la catégorie, faite pour se résorber, notamment grâce aux mesures de soutien qui l’accompagnent, n’y est que modestement parvenue ;
  • la difficulté à évaluer les avantages liés à l'appartenance à cette catégorie ;
  • les risques et l’intérêt de sortir de la catégorie ;
  • le besoin d'allouer l’aide au développement selon des critères correspondant à la logique de la catégorie ;
  • la nécessité de réviser les critères d’identification des PMA selon la logique qui implique de prendre en compte les nouvelles vulnérabilités.


Des échanges qui ont suivi l'exposé du conférencier, il ressort que la problématique des PMA reste d'actualité. En effet, elle porte sur les vulnérabilités économiques et les handicaps qui freinent le développement des économies.

Par ailleurs, les participants ont relevé que les résolutions adoptées dans les grands fora internationaux ne tiennent pas compte des vulnérabilités, risques et chocs auxquels sont exposés les PMA, et qui les maintiennent dans leur situation de sous-développement. Aussi, il paraît nécessaire que leurs voix soient de plus en plus entendues au sein des organes de la gouvernance mondiale.

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